Chara, Cancun et le CAA

Bonjour, vous.

Ça fait longtemps, han? J’écris un premier billet tout fier de me dire “Yo chu rendu blogueur, man!” et depuis, nada. Un fourre-tout sucré (dites-le in english, voir). J’en suis bien désolé; j’aurais voulu être plus assidu. Mais à chaque soir, je rentrais chez moi claqué, brûlé, et ben honnêtement ça ne me tentait pas pantoute. En fait, c’est pas compliqué, RIEN ne me tentait. Jusqu’au soir où je jouais aux dés chez ma voisine en sirotant un café et où, en les brassant  en espérant pogner des 1 ou des 5, je me suis demandé (et je me cite) “Coudon, pourquoi j’me sens comme une grosse marde?

BOOM!

Din dents, St-Georges! Au hockey, la vérité aurait pogné une inconduite de match pour le coup qu’elle m’a envoyé en pleine face à ce moment-là.  Choc brutal mais qui force une constatation: ça va pas pantoute.

Parce qu’on s’entend que jouer aux dés en buvant un café, c’est assez mollo comme activité. Pas le genre de situation où tu t’attendrais à un choc de même, mettons. Pour poursuivre l’allégorie du hockey, c’est comme si je rentrais au banc après mon shift et que Chara-la-vérité était venu plaquer un moi-Pacioretty dans une baie vitrée. Ayoye.

Quand ça arrive, tu te demandes d’où ça sort, ça? Et tu regardes les semaines, les mois qui viennent de passer et tu te rends compte que ça fait un boutte que Chara prend son élan mais que toi, tu regardes vers le banc. Oh oui. Que ça fait un boutte que tu cherches à créer la vie que tu voudrais vivre mais que tu t’éparpilles, ce faisant. Que t’as pas envie de te lever pour aller travailler le matin, que t’as un sentiment d’irritabilité, de fatigue chronique parce tu dors mal en titi; tu te rends compte que ça fait longtemps que tu n’as touché ni à un crayon, ni à un pinceau et que les fois où tu l’as essayé, ces dernières semaines, le résultat était loin d’être convaincant. La motivation est comme un étudiant de collège américain pendant le Spring Break: s’a rumba à Cancun avec trois-quatre pitounes et du rhum à volonté. Et moi je suis la salle de classe. Vide, les lumières fermées.

Au début, tu te dis “J’vais prendre quelques jours de congé. Ça va faire du bien et de toute façon, les vacances approchent.” Et tu te rends compte pendant ces quelques jours que les vacances ont beau approcher, tu ne t’y rendras pas. Tu fais comme Alice avec la Reine de Coeur: du sur-place. Le hamster spinne ben vite mais il n’arrête pas de changer de bord. Efficace, encore, pour se rendre où que ce soit!

lever de soleil

 Au moins quand tu fais de l’insomnie, tu peux voir de beaux levers de soleil…

Enchaînons maintenant avec une allégorie automobile, si vous le voulez bien (je suis en feu en ce moment alors je profite de l’inspiration avant qu’elle ne passe et que je redevienne une larve sur mon divan, correct?). Je suis donc en panne. Manqué de gaz au beau milieu de nulle part, tel un champion qui n’a pas tinké à la dernière sortie. En plus, j’ai même pas de carte routière ou de GPS pour savoir où je suis et où se trouve la station-service la plus proche. Bravo. Pourtant, prendre la route me semblait une très riche idée; changer d’air, voir de nouveaux paysages, essayer de nouvelles choses pour briser la routine… Anyway. On va appeler CAA, j’cré ben.

Oui, Dr. X fait du sans rendez-vous tel jour de telle heure à telle heure. On prend les noms à compter de telle heure.”

Merveilleux. Reste plus qu’à attendre 2-3 jours pour la remorqueuse. D’ici là, tu dors comme tu peux sur ta banquette arrière (donc crissement mal), tu te demandes si un coyote ou un ours va venir te manger pendant que tu es inattentif, si le soleil va faire évaporer ce qui te reste d’eau. Tu t’en veux de t’être aventuré si loin pas de carte pis pas de gaz. Tu paranoïes pis t’es pas ben, finalement.

Arrive la remorqueuse. Le gars en sors et viens te voir, stéthoscope au cou. Il examine le tout, te pose une couple de questions et te dit ce qui ne marche avec ton auto. C’est pas juste le gaz, c’est la batterie. Et là, il coche “dépression” sur son pad.

Le char va être quelques semaines au garage. Tsé, s’assurer qu’il ne cale pas la minute que je vais essayer de reprendre la route?  On m’a référé quelqu’un qui s’y connait ben gros en char, surtout ceux des années 70-90 qui n’ont pas les mêmes problèmes que les modèles des années 40 à 60. Il va m’aider à mieux entretenir mon véhicule pour qu’il fonctionne bien pour le plus longtemps possible mais surtout à le comprendre moi-même pour que j’évite de me retrouver sur le bord d’un ditch au gros soleil avec un hood qui fait d’la boucane. Parce que been there, done that.

Pis c’est plate en tabaslac.

2 thoughts on “Chara, Cancun et le CAA”

  1. Merci d’avoir partagé André – pas évident parfois, n’oublies pas que t’as des amis et admirateurs qui aime voir la bagnole rouler en forme🙂 C’est une bonne analogie, on fait rarement les tune-ups nécessaire, prends soin de toi, hugs – Julie

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